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Teclado

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Autor: Victor Hugo

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L'injustice l'avait faite hargneuse et la misère l'avait rendue
laide. Il ne lui restait plus que ses beaux yeux qui faisaient
peine, parce que, grands comme ils étaient, il semblait qu'on y
vit une plus grande quantité de tristesse.
C'était une chose navrante de voir, l'hiver, ce pauvre enfant,
qui n'avait pas encore six ans, grelottant sous de vieilles
loques de toile trouées, balayer la rue avant le jour avec un
énorme balai dans ses petites mains rouges et une larme dans ses
grands yeux.
Dans le pays on l'appelait l'Alouette. Le peuple, qui aime les
figures, s'était plu à nommer de ce nom ce petit être pas plus
gros qu'un oiseau, tremblant, effarouché et frissonnant, éveillé
le premier chaque matin dans la maison et dans le village,
toujours dans la rue ou dans les champs avant l'aube. Seulement
la pauvre Alouette ne chantait jamais.
Livre cinquième--La descente
Chapitre I
Histoire d'un progrès dans les verroteries noires

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