Libro · Les Trois Mousquetaires
Pagina 828 di 832
Autore: Alexandre Dumas
Tempo0:00
Velocita (WPM)0.0
Precisione100.0%
Premi inizia e digita le righe esattamente. · Backspace disattivato — continua anche dopo un errore.
Quant à Franz, une étrange transformation s'opérait en lui. Toute
la fatigue physique de la journée, toute la préoccupation
d'esprit qu'avaient fait naitre les événements du soir
disparaissaient comme dans ce premier moment de repos où l'on vit
encore assez pour sentir venir le sommeil.
Son corps semblait acquérir une légèreté immatérielle, son esprit
s'éclaircissait d'une façon inouee, ses sens semblaient doubler
leurs facultés; l'horizon allait toujours s'élargissant, mais non
plus cet horizon sombre sur lequel planait une vague terreur et
qu'il avait vu avant son sommeil, mais un horizon bleu,
transparent, vaste, avec tout ce que la mer a d'azur, avec tout
ce que le soleil a de paillettes, avec tout ce que la brise a de
parfums; puis, au milieu des chants de ses matelots, chants si
limpides et si clairs qu'on en eut fait une harmonie divine si on
eut pu les noter, il voyait apparaitre l'ile de Monte-Cristo, non
plus comme un écueil menaçant sur les vagues, mais comme une
oasis perdue dans le désert; puis à mesure que la barque
approchait, les chants devenaient plus nombreux, car une harmonie
enchanteresse et mystérieuse montait de cette ile à Dieu, comme
si quelque fée, comme Lorelay, ou quelque enchanteur comme
Amphion, eut voulu y attirer une ame ou y batir une ville.
Premi inizia e digita le righe esattamente.
Non iniziato